LARS, un bouc émissaire en temps de crise ? Réservé aux abonnés Publié le 21 mai 2020 à 20h24 Modifié le 22 mai 2020 à 06h58 Sacrifier signifie rendre sacré. – Le bouc émissaire (chargé de tous les péchés de la communauté) est une figure du livre de la Bible, le lévitique, XVI 10, 23 – La découverte, l’invention, du bouc émissaire permet de ressouder la communauté déchirée (on passe du tous contre tous au tous contre un) et même de renforcer ses liens, comme entre complices. Ilréclame un jour de deuil, des relogements dans des appartements, pas à l’hôtel. « Nous voulons que les fleurs et les cierges que nous déposons ne soient pas enlevés. Il est inadmissible Cesujet est dédié aux réactions concernant cette actu : Désigner un bon bouc émissaire ou comment devenir électeur d'extrême-droite ?. Merci d'utiliser ce post pour publier vos commentaires et vos avis ;) Lexpression bouc émissaire désigne une personne qui, au sein d’un groupe ou d’une communauté, est injustement désignée coupable de tous les problèmes. On fait peser sur cette personne les fautes de tout le monde. Par extension, un bouc émissaire est une personne qui subit les moqueries, les insultes, la violence des autres, sans qu’on lui reproche d’être Lesadhérents LR ne veulent plus des primaires : "Un bouc émissaire un peu facile" franceinfo. 1:39. Bruno Le Maire au JDD : "Ne prenons pas Amazon comme bouc émissaire" 1:05. Barcelone - "Pourquoi De Jong devrait-il être le bouc émissaire ?" s'interroge l'expert financier Maguire. Beinsports-FR. 0:50. Les patrons sont pris comme Mêmesi le bouc émissaire est un membre de l’organisation, la menace dont il serait porteur unit les autres dans une position de victimisation qui resserre les rangs du groupe. Ce phénomène est d’autant plus puissant que le groupe se représente lui-même comme victime du bouc émissaire, perçu comme coupable ; ce qui en justifie l’exclusion. lifK. J’aurais mieux fait de rester couché ». Il arrive que l’on se laisse emporter par une accumulation de contrariétés. En tant que dirigeant ne pas savoir gérer ses émotions face à ce type de situation peut se transformer en fiasco. Les pensées critiques ne font qu’aggraver les difficultés. Les émotions sont rarement bienvenues en entreprise car elles sont souvent considérées comme une manifestation de faiblesse ; vu de l’extérieur, la personne qui les exprime, ne sait pas se maîtriser, mais vu de l’intérieur, la personne pense qu’elle a montré une faille qui peut être exploitée par les autres pour la détruire. Alors comment faire ? Faire une rétrospective et relativiser Dans la vie de tous les jours, vous pouvez rencontrer des soucis qui ne relèvent pas d’une gravité sans nom mais qui peuvent vous perturber et donc perturber votre entourage. Il peut s’agir d’une amende pour stationnement gênant, d’un train annulé, l’oubli d’un document, de votre portable etc., en somme, tout ce qui peut vous déstabiliser suffisamment au sein de votre journée ou de votre semaine. Chacun a déjà vécu ces situations embarrassantes qui deviennent éprouvantes quand elles se multiplient au quotidien et qu’elles contrarient vos projets ou votre agenda. Avant de vous enfoncer dans une déprime nuisible, faites une rétrospective de tous vos tracas et relativisez. Vous pourrez partir du bon pied et éviter de transformer votre journée en enfer en regardant le côté sombre. Mais plus facile à écrire qu’à faire ! Gérer vos émotions Certes, la vie d’un entrepreneur est parsemée de nouvelles qui peuvent se révéler dramatiques en l’espace de quelques minutes. Un impayé ou même la perte d’un client peuvent vous inquiéter au point de le vivre comme une impasse mais vous avez déjà tant investi que vous parviendrez à arranger la situation grâce à votre pugnacité et à votre diplomatie pour que votre banquier ne se transforme en bourreau. Afin de pouvoir relativiser, concentrez-vous sur vos réactions et analysez-les sans complaisance aucune. Tout dirigeant est confronté à une multitude d’inquiétudes qui peuvent facilement impacter le moral mais ce choix d’être entrepreneur il l’a fait en pleine conscience. Alors, prenez le temps de respirer et décidez de sourire. Armé de votre courage, rappelez-vous les turbulences rencontrées par les entrepreneurs qui font aujourd’hui la une des médias grâce à leur réussite. Vous serez en capacité de trouver les solutions nécessaires pour ne plus vous laisser submerger. Vous allez acquérir une maîtrise qui sera communicative. Ne pas dramatiser Lorsque vous côtoyez les soucis liés au quotidien, il arrive que vous dériviez automatiquement sur un esprit pessimiste. Avoir des pensées agressives ou négatives ne vous servira pas, bien au contraire, elles pourraient même envenimer la situation. Le pessimisme et la colère auprès des autres pourraient créer des conflits ou même une mauvaise ambiance. Il est rare que les personnes qui se plaignent de leur tracas rencontrent l’empathie de l’entourage. Tout le monde a déjà vécu ce type de situation et personne ne vous plaindra s’il s’agit seulement d’une amende ou d’un train annulé d’autant plus que concentré sur votre tracas, vous ignorez les souffrances des autres. En restant positif, vous avez la possibilité de trouver des sources d’inspiration qui vont vous galvaniser et vous permettre de rester serein. Se focaliser sur les réussites Pour garder un esprit optimiste tout au long de la journée, il est préférable de réfléchir à ses réussites. Même si elles peuvent paraître minimes, elles permettront de vous focaliser sur des éléments positifs au lieu de vous laisser influencer par vos tracas du quotidien. Afin de ne pas vous laisser envahir par vos émotions, tentez de penser à deux réussites. Elles peuvent concerner la signature d’un contrat, le peu de temps que vous avez mis sur une tâche administrative ou simplement un lien que vous avez créé avec quelqu’un. Se détendre et méditer Si vous avez tendance à être pessimiste et que vous rencontrez des difficultés à contrôler vos émotions face aux éléments de votre vie qui vous perturbent, il pourrait être essentiel de vous couper du monde l’espace d’un instant. La méditation ou même le calme peuvent vous aider à relativiser en essayant de positiver sur tout ce qui vous arrive. Il arrive que le hasard soit cruel, mais pensez à en rire. Pour l’oubli d’un document, étudiez votre organisation, pour une amende réfléchissez à la situation pour comprendre sur quoi vous avez fauté, etc. Les tracas de la vie racontés avec humour permettent de se détacher et de prendre du recul. Ne pas utiliser ses salariés comme boucs-émissaires En tant qu’entrepreneur, les tracas du quotidien engendre parfois de la colère ou vous rendent, on peut l’affirmer, désagréable. Dans ce genre de cas, même si le problème s’est produit le matin même, tentez de décompresser seul. Arriver au bureau en étant de mauvaise humeur pourrait vous amener à vous défouler sur vos salariés ou sur le premier qui s’adresse à vous. Peu importe les problèmes que vous rencontrez, il est nécessaire de savoir faire abstraction de ses tracas pour conserver une ambiance conviviale avec vos salariés. Détendez-vous et prenez les choses avec le sourire. En pensant positif vous passerez une meilleure journée. En fonction des personnalités, les tracas sont gérés différemment. Se laisser submerger peut engendrer de nouveaux problèmes avec vos salariés, vos clients à cause de votre mauvaise humeur ou simplement parce que vous êtes pessimiste. Le 17/12/2012 à 1054 MAJ à 1154La Belgique ne "comprend" pas que la France trouve en elle un "bouc émissaire" après que l'acteur Gérard Depardieu a dit renoncer à la nationalité française pour des raisons fiscales, a déclaré lundi le ministre belge des Affaires étrangères. /Photo prise - -PARIS Reuters - La Belgique ne "comprend" pas que la France trouve en elle un "bouc émissaire" après que l'acteur Gérard Depardieu a dit...PARIS Reuters - La Belgique ne "comprend" pas que la France trouve en elle un "bouc émissaire" après que l'acteur Gérard Depardieu a dit renoncer à la nationalité française pour des raisons fiscales, a déclaré lundi le ministre belge des Affaires a invité les autorités françaises à faire leur autocritique sur leur législation en la matière, qui explique "peut-être" d'après lui de tels choix de la part des grandes fortunes françaises."Nous ne comprenons pas cette façon de trouver un bouc émissaire en disant qu'il y a un pays voisin où les Français vont se réfugier", a dit Didier Reynders sur RTL."Il n'y a eu aucune mesure prise en Belgique pour attirer un quelconque citoyen français. Il y a eu une évolution du système fiscal français, qui a peut-être des conséquences, mais ce n'est pas de notre responsabilité. C'est aux autorités françaises de faire l'analyse", a-t-il Belgique n'impose ni la fortune, ni les plus-values sur le patrimoine privé, ce qui en fait un havre fiscal pour certains contribuables français, même si l'imposition des revenus du travail y est beaucoup plus élevée qu'en ministre belge des Affaires étrangères a dit lundi souhaiter une harmonisation fiscale européenne. "Mais cela ne veut pas dire que tous les pays européens vont s'aligner sur les décisions prises à Paris", a-t-il gouvernement français a notamment instauré une nouvelle tranche d'impôt sur le revenu à 45 % et décidé de prélever 75% de la part des revenus supérieure à un million d'euros par an, pour une période de deux ans. Une mesure pour laquelle il n'y a "aucune majorité" en Belgique, a estimé lundi Didier France entend revoir les conventions fiscales avec les Etats membres de l'Union européenne, dont la Belgique, pour éviter l'exil des Français vers des cieux plus cléments, a déclaré vendredi François de Gérard Depardieu dans la ville frontalière de Nechin a suscité de vives critiques de la part du gouvernement socialiste. Le Premier ministre l'a ainsi qualifiée de "minable", poussant l'acteur à lui répondre dans le Journal du Labbé, édité par Yves Clarisse Prix du lait les éleveurs de chèvres ne veulent plus être les boucs émissaires ! Publié le dans Nouvelle Aquitaine En 2011, le prix de base du lait de chèvre à 522 euros pour 1000 litres, a reculé de 15 euros - 3 % par rapport à 2010 et il avait déjà baissé de 21 euros - 4 % l’année précédente. Quant au prix moyen effectivement payé au producteur, il est de 590 €/ 1000 litres alors que l’on était en moyenne à 603 € en 2010. Au quatrième trimestre 2011, le prix moyen payé aux producteurs a chuté de 28 € -4% alors que le prix de base a lui baissé de 6 € par rapport à 2010 -1 %. Comment en est-on arrivé là ? Cela vient notamment des applications de pénalités -l’application des pénalités sur la qualité du lait allant jusqu’à 90 € / 1000 L-l’application de pénalités en cas de dépassement des références dans le cadre de la maîtrise de la collecte-l’effort sur le prix de base lié aux difficultés de certaines entreprises. Des coûts de productions toujours plus importants L’IPAMPA, l’indice des prix d’achat des moyens de production agricole qui reflète l’évolution des coûts de production, du lait de chèvre a été en hausse de 11 % aliment acheté +17 % ; énergie +18 % entre 2010 et 2011. Au premier trimestre 2012, il a encore augmenté de 2 % par rapport au premier trimestre 2011 et on peut supposer que ça ne va pas s’améliorer pour la fin de l’année 2012. Les ventes de fromage vont rendre les éleveurs… chèvres On note une certaine irrégularité dans la vente de fromage de chèvre. Alors que l’ensemble du marché fromager est en hausse de 2,6 %, le prix moyen des achats de fromage de chèvre en libre service baisse de 0,4 % en 2011. Le fromage de chèvre est le seul, parmi les grandes spécialités, à connaître cette évolution négative du prix alors que le contexte de marché est bon. Les prix de vente des industriels à la grande distribution se sont littéralement effondrés fin 2011. Stagnation du prix jusqu’en 2007 puis une hausse spectaculaire en 2008. En 2009, baisse générale En 2010, le prix de vente des fromages de chèvre a continué de baisser alors que le prix moyen des autres fromages remonte régulièrement. En 2011, l’écart se creuse. La raison ? Le stock important dans les entreprises chamboule le marché. 2012, une année douloureuse pour les éleveurs de chèvres Depuis 2009, la production laitière caprine est en crise. Avec la baisse du prix moyen du lait de chèvre et une hausse vertigineuse des coûts de production, tout en faisant un effort de maîtrise des volumes supplémentaires, 2012 sera une année difficile pour les éleveurs. Cette situation catastrophique a accéléré les cessations d’activité. Il est urgent d’agir ! Toute crise porte en elle potentiellement la possibilité d’émergence d’un bouc émissaire, plus encore lorsqu’il s’agit d’une crise sanitaire où la peur est omniprésente. Quand on n’a pas d’explication rationnelle à une crise sanitaire, quand on ne sait presque rien à propos d’un virus responsable d’une épidémie et surtout qu’on ignore comment soigner les ravages qu’il engendre, on a besoin de mettre de la compréhension » sur le processus, ainsi Jean Delumeau, auteur de La Peur en Occident 14e – 18e siècles, écrit Nommer des coupables, c’est ramener l’inexplicable à un processus compréhensible. » Dans le cas de la pandémie de la COVID19 la peur est sans doute là, sous de multiples formes, renforcée par l’ignorance de la science vis-à-vis de ce nouveau virus ; cette peur cherche un chemin de conjuration dans des formes aussi multiples qu’elle-même, aussi irrationnelles. Par exemple, j’avais écrit comment je voyais dans les séances d’applaudissement en faveur des soignants au printemps dernier plus une façon de conjurer la peur en apportant une offrande aux émissaires les soignants d’un dieu rédempteur et salvateur que l’expression d’une solidarité. Si nous n’en sommes pas encore à une chasse aux sorcières qui chercherait une victime expiatoire qu’on désignerait comme responsable de la pandémie, les gouvernants et les médecins, sans doute pour amoindrir les conséquences sociétales de leurs décisions ou plus vraisemblablement pour ne pas prendre de décisions embarrassantes, désignent telle ou telle catégorie de la société pour porter seule le poids de la cause des restrictions à la vie sociale. On crée ainsi un phénomène de bouc émissaire qui, ici, devient seul porteur des choix gouvernementaux comme étant celui sur qui la société fait porter le poids du devoir d’agir et du coût financier et économique pour la sauver. Écartons, isolons, ghettoïsons les personnes âgées, les personnes vulnérables et les handicapés pour sauver la société et éteindre la pandémie ! Pour la suite de l’exposé je regrouperai ces catégories de personnes dites vulnérables sous le terme de vieux ». Cette position, bien peu scientifique, repose sur deux erreurs. La première est médicale, les vieux ne transportent pas plus, plutôt moins, le virus que les jeunes ne serait-ce que parce qu’ils se regroupent moins et qu’ils circulent moins combien fréquentent l’université, combien hantent les bars le soir ? La deuxième est économique, isoler les vieux a des conséquences économiques à court terme car ceux qu’on désigne comme détenteurs d’un pouvoir d’achat supérieur à la moyenne ne peuvent plus dépenser. Mais les conséquences économiques seront surtout à long terme en matière de dépenses de santé report ou abandon des soins, émergence de nouveaux maux en raison d’un moindre service d’aide à domicile, dépression, etc. Certes les vieux sont, statistiquement, plus nombreux en réanimation que les jeunes, environ 50 % des lits sont occupés par des personnes de plus de 61 ans. Chose extraordinaire il semble que l’on découvre que les vieux réagissent très mal aux attaques virales et présentent des tableaux symptomatiques graves, n’est-ce pas le cas pour toute maladie. Dès lors on focalise sur eux n’occuperaient-ils pas trop de lits dans les hôpitaux, notamment en réanimation ? En conséquence le problème ne serait plus celui de lutter contre l’épidémie mais de faire baisser le taux d’occupation des lits de réanimation dont il est vrai que notre système de santé en est fortement dépourvu. Évidemment personne ne peut afficher une telle démarche alors on parle de protection des plus vulnérables parce qu’on les aime ». On enferme les vieux chez eux, dans les EHPAD ou dans les centres de soins, et pendant ce temps les jeunes continuent à courir le guilledou, à aller de cafés en lieux festifs, buvant et braillant plus qu’il n’en faut pour oublier les gestes barrière et larguer dans l’atmosphère des quantités phénoménales de particules virales qui finissent toujours par infecter les vieux qui devront être isolés, coupés de la société et de leur famille plutôt que de saturer les hôpitaux. C’est bien l’option choisie par le très médiatique Martin Blachier, épidémiologiste co‑manageur de la société privée Public Health Expertise qui vend des services de modélisation médico-économique, qui déclarait le 18 août sur Europe1 D’après cette modélisation, en isolant les personnes les plus vulnérables séniors, personnes atteintes d’un handicap ou d’une maladie chronique, "la courbe s’aplatit et la saturation hospitalière est évitée". Afin que le nombre de morts en France ne dépasse les il faudrait protéger ces personnes pour une durée de 38 semaines, soit jusqu’au 8 février prochain. » Ce faisant les épidémiologistes font fi des relations sociales et de la santé psychique de cette catégorie particulièrement vulnérable sur les plans affectif et psychique. Comme l’écrit le psychiatre Serge Tisseron dans £e Monde en ne parlant que des EHPAD Et les familles, tenues éloignées de leurs séniors, ont pu craindre que ceux‑ci vivent la situation comme un abandon, pensent que leurs enfants ne les aimaient plus, et en deviennent désespérés. » Le gouvernement fort de l’expérience avec sa cohorte de dépressions, de dépérissement et de morts, a assoupli sa position en autorisant pour ce deuxième confinement les visites dans les EHPAD, mais quid des vieux isolés chez eux. Reprenons les choses en amont et essayons de mesurer les déplacements, le nombre de rencontres et la nature des activités que font les vieux dans une journée et comparons avec ceux des jeunes qui présente le plus fort potentiel de propager le virus ? Santé Publique France indiquait le 26 octobre que 32 % des CLUSTER se situaient en milieux scolaires et universitaires, et ce chiffre ne prend pas en compte, par essence en raison de la définition d’un CLUSTER, ce qui se passe dans les bars, les restaurants et les salles de spectacle et moins encore ce qui se passe dans les rencontres plus ou moins informelles fêtes d’anniversaire, soirée d’intégration…. Pourtant, non sans ambiguïté, c’est ce qu’indiquait, le 18 août dernier sur Europe 1, le médiatique docteur Martin Blachier J’ai toujours cru à la clarté des consignes. […] Aujourd’hui, le virus circule parmi les jeunes, donc toutes les fêtes de famille dans des lieux clos, il faut les annuler. » Il y a plein de jeunes qui portent le virus aujourd’hui […], donc si vous avez deux grands-mères et une tante qui sont contaminées, vous risquez de les envoyer en réanimation. Ne faites pas ça », et il appelait à privilégier tout ce qui se fait à l’extérieur ». Donc les jeunes sont invités à continuer à se contaminer et à disperser le virus, sauf chez les vieux auxquels ils sont sommés de ne plus rendre visite. L’autre volet de l’ambiguïté de ce propos porte sur l’ extérieur », considère‑t‑on qu’un bar est un extérieur » ? La terrasse sans doute est un extérieur » mais que vaut-elle quand chacun est proche de l’autre, sans masque ? D’autre part faut‑il, comme l’on fait le gouvernement et de nombreuses municipalités autoriser l’extension des terrasses, bruyantes et empiétant les trottoirs jusqu’à les supprimer, au détriment des riverains ? L’analyse du Dr Blachier rejoint celle de l’économiste Samuel Sender Covid 19 l’analyse coûts bénéfices des restrictions plaide pour des mesures différenciées par âge », parue sur The Conversation Dans une très intéressante approche économique par l’analyse des coûts Samuel J Sender de la EDHEC business School montre très bien comment et combien les vieux ont un coût exorbitant que la société peinerait à supporter. Il explique que si les analyses ont bien pris en compte les acteurs économiques que sont les entreprises et les salariés en fonction des secteurs, aucune différenciation n’a été faite entre les différentes catégories de personnes dans la composante prévention/santé » ». Il décrit cette différenciation comme essentielle pour l’élaboration des politiques publiques, sachant que les différentes catégories ne sont pas à égalité devant la maladie et que ces inégalités entraînent des écarts de coûts. Il s’agit alors de trouver la politique publique la plus efficace au moindre coût, donc l’action la plus efficace pour réduire le nombre de malades en réanimation et plus globalement à l’hôpital. Ainsi une meilleure prise en compte des retraités aurait permis d’éviter la saturation des places de réanimation, de sauver l’essentiel des vies, mais aussi d’alléger la pression sur le personnel soignant compte tenu de la forte mortalité à l’hôpital des retraités malades de la COVID. » S’appuyant ensuite sur les résultats d’une enquête qui montrerait que ce sont les actifs qui auraient le plus soufferts du confinement alors que la probabilité d’un décès [dans cette catégorie] n’est pas statistiquement significative » il en découle suivant l’auteur que Les actifs dans leur ensemble tout à perdre psychologiquement et économiquement des mesures restrictives, pour un gain non significatif du point de vue de la santé. » La démonstration est mathématiquement d’une grande rigueur et économiquement d’un ordre financier et comptable imparable. Mais, une société se réduit-elle à son économie financière ? Aussi s’inquiétera‑t‑on de l’impact de la conclusion de l’article de Monsieur Sender Il semble donc plus que jamais nécessaire de développer une communication aux personnes âgées et aux personnes fragiles sur les dangers d’une contamination par la Covid. La circulation du virus étant active, il est sans doute plus pertinent de recommander voire d’imposer aux personnes fragiles d’appliquer les mêmes mesures d’hygiène et précaution dans les réunions privées que celles imposées dans les réunions publiques. » Mais dans la vraie vie ça ne se passe pas comme ça ! Certes, la chose est bien documentée, toute crise économique entraîne son lot de dépressions et de suicides, faut-il pour autant refuser de réfléchir à ce qu’est une vie et à ce qu’elle vaut ? D’évidence S. Sender se place dans la posture de l’État patriarcal qui mesure les vies à l’aune de ses intérêts, contrairement à l’État philanthropique qui soupèse ses intérêts à l’aune des vies. Ici, que ce soit M. Brachier, S. Sender ou E. Macron, ce sont les intérêts de l’État, notamment ceux des dominants du monde entrepreneurial, qui prévalent sur les vies que les vieux soient écartés de la société, que les actifs aillent trimer et qu’importent les conditions, et que les jeunes, insouciants, continuent la fête pour le plus grand bénéfice des tenanciers de bars ! On ne peut pas réduire la vie des personnes à un coût financier, il faut parfois accepter des coûts importants pour construire une société harmonieuse et sereine. L’article de Monsieur Sender est dans la droite ligne de la pensée libérale qui a détruit le système de santé français au prétexte d’une équation coûts bénéfices défavorable les malades, notamment les vieux » coûtent trop cher, d’autant plus qu’ils ne rapportent rien à la machine économique. Désormais le vieux dont on pouvait dire que lorsqu’il s’éteignait c’était une bibliothèque qui disparaissait, n’est plus acceptable que s’il rapporte en créant de facto des emplois dans les EHPAD, aides à domicile, etc., en dépensant sans compter ses économies ; si d’aventure une maladie, comme le montre Sender, vient à faire qu’il coûte plus qu’il ne rapporte, il faut l’écarter de la société. Si Monsieur Sender posait sa calculatrice, sortait de son bureau et allait respirer l’atmosphère sociale il constaterait que les vieux ont terriblement souffert des mesures de restriction, combien d’entre eux se sont retrouvés isolés, parfois sans les soins dont ils ont besoin ; certains ont fait une dépression, ont dépéri perte de poids considérable, aggravation des troubles cognitifs, etc., certains en sont morts. Cette mort n’est pas comptabilisée par Monsieur Sender pour qui, visiblement, les personnes se réduisent à des objets mathématiques. En outre il commet des erreurs grossières dans sa conclusion. Les vieux sont sans doute les personnes qui, statistiquement, ont le mieux respecté les consignes sanitaires, bien plus que les jeunes dont on sait à quel point ils ne respectaient pas les gestes barrières dans les bars et autres lieux festifs, donc si message il doit y avoir c’est plutôt en direction de ces derniers. Ceux-ci d’ailleurs, autant que les vieux, devraient appliquer ces gestes barrière lorsqu’ils sont en famille notamment lorsqu’ils rendent visite à un ancien. En outre l’analyse de S. Sender et celle de M. Brachier sont à courte vue, ne prenant en compte que les hospitalisations et les décès du moment, des éléments réellement défavorables aux vieux, ils font l’impasse sur un élément remarquablement défavorable aux actifs, notamment aux jeunes dont beaucoup sont atteints par le virus et sont malades sans être en réanimation ni même hospitalisés les séquelles et leur coût en matière d’économie de la santé ne sont pas négligeables. On sait maintenant que des personnes atteintes par la Covid fusse dans une forme bénigne peuvent avoir des séquelles qui, entraînant des arrêts maladie, auront un coût économique sur le fonctionnement des entreprises et sur le budget de la Sécurité sociale. Enfin, croire qu’en isolant les seuls vieux on arrêtera le virus c’est voiler une grande partie de ce qu’est cette pandémie et c’est ne pas vouloir reconnaître que les jeunes sont des vecteurs, sans doute les principaux, de la dissémination virale. Malheureusement, nous sommes dans une société dirigée par l’économie, qui a supplanté la sociologie, la psychologie et la philosophie, l’Humain n’existe plus, seuls ont raison d’être pour les gouvernants, notamment en 2020, l’homo économicus, la femme et l’homme acteurs et objets de l’économie. Seuls les indicateurs économiques et les chiffres ont de l’importance comme le rappelle Camille Peugny dans Alternatives Économiques qui indique qu’entre le 1er mars et le 26 octobre 60 % des décès concernent des personnes de plus de 80 ans, et il écrit Cela donne assurément des arguments à ceux qui défendent la thèse du sacrifice des jeunes générations au nom du salut des plus âgés. » Quel sacrifice demande‑t‑on aux jeunes qu’on ne demanderait pas aux vieux ? Serge Tisseron psychiatre et d’autres, psychologues et sociologues, rappellent l’importance des relations sociales pour les jeunes, à l’instar d’Alain Mégier sociologue qui qualifie les restrictions de drame social absolu » qui empêche de devenir adulte On prive les jeunes de ce qu’il y a de plus important pour eux la possibilité de faire des rencontres et donc de se construire. » Tous gomment que ces relations sociales sont toutes aussi importantes pour les vieux. Là où les jeunes pouvaient atténuer les effets de l’absence de relations sociales par l’usage des moyens numériques, les vieux ont été enfermés dans l’isolement le plus total, physique et affectif. Quant aux rencontres les jeunes auraient pu en faire en rejoignant les associations dont les bénévoles âgés étaient mis sur la touche, ces rencontres‑là sont très enrichissantes et remarquablement formatrices. Mais on préfère favoriser la fête à tous crins, l’évasion de la vie dans des beuveries nocturnes et des produits hallucinogènes ; on préfère une vie de plaisirs individuels, égoïstes à une société d’engagement et de rapports humains profonds. C’est un choix. Mais de grâce posons les pieds par terre et n’omettons pas de nous souvenir de ce que nos anciens ont vécu en leur temps. Certes la vie n’est pas facile pour les jeunes, l’est-elle pour tous les vieux ? A. Mégier qui écrit Or le contexte est déjà compliqué pour les eux [les jeunes] il n’a jamais été aussi difficile de se projeter dans l’avenir car il n’a jamais été si incertain. Entre la crise écologique, la précarisation du couple, etc. tout semble fragile. », Il faut demander s’il pense qu’au début du 20e siècle, qu’entre 1939 et 1945, les choses étaient plus faciles pour les jeunes, pense‑t‑il que les jeunes du choc pétrolier » dans le milieu des années 1970 et de l’émergence d’un chômage conséquent n’ont pas eu d’angoisses ? Et peut-on penser que les vieux n’avaient pas besoin d’aide de la part de leur famille, de leurs proches ? Ces besoins, psychiques et affectifs autant que matériels étaient attendus comme l’indique l’Espace Éthique Ile de France Au début de la crise, nous constations une forte demande d’aide des personnes vivant avec un handicap auprès des professionnels. Aujourd’hui, les personnes attendent de l’aide à 60,1 % par des voisins, à 5 % par les amis, à 55 % par la famille, et à 24 % par des professionnels enquête Handifaction. En période de pénurie de professionnels sur le terrain, les personnes en situation de handicap veulent s’appuyer sur la famille, les voisins et les amis. » Jusqu’à E. Macron, vraisemblablement en quête de voix pour 2022, qui veut faire pleurer sur le sort des jeunes On a fait vivre à la jeunesse quelque chose de terrible à travers le confinement on a interrompu leurs études, ils ont des angoisses sur leurs examens, leurs diplômes et leur entrée dans l’emploi. » Il est sûr que les jeunes mobilisés en septembre 1939 n’ont rencontré aucune difficulté de ce type ? Eux, se sont battus pour reconstruire leur vie et le pays. Que penserait Guy Moquet de l’attitude des jeunes d’aujourd’hui et des adultes promoteurs de l’insouciance juvénile ? Mais le chef de l’État a indiqué dans un communiqué, vendredi dernier, ne pas souhaiter de discrimination entre nos concitoyens », a aussi appelé ces retraités à la responsabilité individuelle », donc les jeunes peuvent sans restriction et sans vergogne faire étalage de la plus complète irresponsabilité. Pourtant, face à l’adversité décrite à raison par A. Mégier, Macron et les intellectuels du microcosme des métropoles car Paris s’est reproduit par scissiparité il y a deux postures pour les jeunes s’abandonner dans les plaisirs jusqu’à plus soif et se lamenter sur leur sort, ou être responsables, s’engager et construire la société. C’est ce type de discours glorifiant l’insouciance et l’irresponsabilité des jeunes et les confortant dans une plainte permanente vis-à-vis des difficultés qui met les vieux en position de bouc émissaire et qui conduit à une ghettoïsation. Ce n’est pas en opposant les générations qu’on construit une société d’autant qu’elles disposent de suffisamment de potentiels intrinsèques pour se heurter entre elles naturellement. Allons-nous aller vers une société où les vieux seront sommés de choisir de disparaître comme le suggère la position de Larry R Churchill rapportée par le Professeur Roger Gill, Directeur de l’Espace de Réflexion Éthique de Nouvelle-Aquitaine, dans le Billet Éthique 2020­‑19, Entre âgisme et appel au sacrifice, tenter la fraternité » qu’il m’autorisera à le citer longuement En cette période pandémique, des personnes qui se désignent comme personnes âgées se sont exprimées dans le cadre du Hastings Center pour expliquer leurs positions à l’égard de leur fin de vie. Deux grandes positions s’affrontent. La première est celle défendue par Larry R Churchill, Professeur émérite d’éthique médicale. À l’approche de ses 75 ans et en excellente santé, il s’impose un certain nombre d’obligations se considérer comme déjà infecté, et être particulièrement vigilant sur le lavage des mains, la distanciation sociale et l’élimination des occasions non essentielles d’exposition ; s’abstenir d’utiliser les services de soins de santé chaque fois que cela est possible… ; s’abstenir de se faire dépister ou permettre à d’autres de se faire dépister en premier, même s’il a des symptômes ; d’autres ont beaucoup plus d’intérêt que lui, déclare‑t-il, à connaître leur statut ; si les hôpitaux sont débordés, s’abstenir d’être hospitalisé, même si cela est recommandé… En espérant que les soins palliatifs seront plus facilement accessibles. S’il est hospitalisé et que les ventilateurs restent rares, il déclare renoncer à la ventilation au profit de patients plus jeunes ; il déclare aussi se mettre dans les derniers rangs quand un vaccin deviendra disponible. Il explique qu’en cas de rationnement des soins lié la pandémie, voire de triage, son comportement ne témoignera ni de résignation, ni d’abandon, ni d’envie de mourir mais d’une prise de responsabilité permettant d’alléger la charge qui pèse sur les besoins de soins. Il déclare sa position fondée sur une approche éthique de la vie entière » qu’il considère non comme un sacrifice mais comme la manifestation d’une générosité celle d’utiliser avec parcimonie le système de soins pour que les plus jeunes puissent y accéder. Une telle position en l’absence de toute pathologie et qui est autoqualifiée de généreuse n’est-elle pas susceptible d’impliquer que celles et ceux qui ne souhaitent pas renoncer à la vie manifestent de l’égoïsme ? N’est-elle pas susceptible de générer une certaine honte à vivre ? » Choisissons la fraternité » ! Cela devrait avoir un certain écho à un moment où le président de la République et d’autres mettent tellement en avant les valeurs de la République Liberté, Égalité, Fraternité. Des valeurs qui perdent leur sens si on oppose les uns aux autres, si on oppose les jeunes et les actifs contre les vieux ». Que ce soit dans l’entreprise, en famille ou dans le cadre d’un sport collectif, nous faisons tous partie, à un moment donné, d’un groupe de personnes ou d’une équipe. La dynamique de groupe nous apprend qu’il existe 4 types de personnalités ou rôles clés récurrents dans toute équipe de plus de 15 personnes. Cet article va vous intéresser si vous êtes Un manager en charge d’une équipe Un animateur de groupes Un dirigeant Un chef de famille nombreuse Un coach d’équipe sportive Bref, toute personne à la tête d’une équipe ! Enjeu pour le manager ou le chef d’équipe Ces 4 personnalités peuvent venir déstabiliser le manager, et briser l’harmonie du groupe. L’enjeu est donc de repérer et de gérer ces 4 personnalités en priorité. Le reste des personnes de l’équipe représente le peuple’ qui regarde comment l’animateur gère ces 4 personnalités. Rôle clé n°1 le bouc émissaire Il dit tout haut ce que les autres pensent tout bas. Il peut chercher à disqualifier l’animateur en lui demandant de se justifier. Le bouc émissaire est envoyé par le groupe, malgré lui, pour occuper l’animateur ou le provoquer. Ainsi les autres ne sont pas dérangés. Il peut y avoir constitution d’une alliance dans le groupe dont le but est d’éjecter le bouc émissaire du groupe. Utilisé à bon escient, ce rôle permet la remise en cause dans le groupe, et permettra de trouver ensemble de meilleures solutions. Cependant si le groupe s’enlise dans une discussion hors sujet ou improductive, le chef de groupe devra intervenir. Comment le gérer ? Montrer que le chef de groupe n’a pas peur de lui Eviter le consensus car cela va prendre beaucoup de temps Provoquer la confrontation. Ainsi vous lui coupez l’herbe sous le pied. Rôle clé n°2 le séducteur Attention au paon qui tentera de vous séduire ! Cette personnalité est également envoyée par le groupe pour occuper l’animateur. D’un ton flatteur, le séducteur peut déclarer au chef de groupe Ne changez rien, vous êtes excellent ! ».Il cherche ainsi à faire alliance avec l’animateur, et exclure le reste du groupe. Cela fait l’effet d’un anesthésiant pour l’animateur. Celui-ci n’osera pas lui dire quoique que ce soit. Comment le gérer ? Utiliser l’humour, notamment l’autodérision Dénoncer ce qui se passe Vos tentatives de séduction ne m’intéresse pas » Rôle clé n°3 l’anti-conflictuant Il n’aime pas les tensions et la confrontation. Il prévient tous les conflits potentiels du groupe, en interne ou en externe. L’anti-conflictuant prend en charge une partie du travail de l’animateur. Il aime se placer au centre pour gérer lui-même le groupe. Il apaise les émotions et facilite l’atteinte d’une décision acceptée par tous. Cependant la discussion contradictoire est aussi nécessaire. Il peut mener la fronde contre le bouc-émissaire, puisque justement ce dernier cherche à rentrer en conflit avec l’animateur ou le groupe. Comment le gérer ? L’engueuler’ une bonne fois pour toute. On ne l’entendra plus ensuite. Rôle clé n°4 le leader caché C’est le leader non déclaré du groupe, il agit caché. Le leader non déclaré se fait discret, et observe attentivement le groupe Il se place en arrière, avec une vision d’ensemble du groupe. C’est celui que les autres regardent avant de parler. Et en principe, ce n’est pas celui que l’on croit. Il dispose souvent d’une bonne compétence relationnelle dans le groupe. Le leader caché peut être un véritable adversaire de l’animateur. Comment le gérer ? Le reconnaître sans le dévoiler au groupe. Faire une alliance avec lui en privé Auto-coaching et actions Repérez ces 4 rôles dans votre équipe Quel actions pouvez-vous mettre en pratique pour gérer ces personnalités ? Ecrivez un commentaire ci-dessous pour partager votre expérience avec les autres lecteurs Pour aller plus loin, je vous recommande la lecture de ces ouvrages Manager son équipe au quotidien de Bernard Diridollou Manager au quotidien Les attitudes et comportements du manager efficace de Stéphanie Brouard Termes recherchés par les internautes les rôle dans un grouperôle dans une équipeDynamique de groupedynamique de groupe rôlerôle dans groupeconflictuant4 personnalités en équipe de travaildiiférent impact d un groupebouc emissaire au travailles profils des personnes en dynamique de groupe

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